Beltrame, ex-franc-maçon

Un héros catholique qui s’était écarté de la Franc-maçonnerie… La Grande Loge National de France s’est aussitôt fendue d’un communiqué pour nous assurer que non, Beltrame serait resté un glorieux franc-maçon, très actif jusqu’au bout.

 

 

« Arnaud Beltrame aurait adhéré à la franc-maçonnerie en 2008. D’après un communiqué du Grand Maître de la Grande Loge de France, il avait été initié à la loge Jérôme Bonaparte de Rueil-Nanterre il y a dix ans et venait régulièrement aux séances de la secte. »

Cela ne cadre pas avec sa conversion au catholicisme et ressemble à une opération de récupération. D’ailleurs, le journal La Croix dans son édition du 25 mars 2018 écrit qu’Arnaud Beltrame « avait depuis quelques années pris ses distances avec la franc-maçonnerie, selon le témoignage d’un proche ».

En effet, il s’était converti à près de 33 ans, et avait fait sa première communion et reçu la confirmation après deux ans de catéchuménat, en 2010. En 2016, « au hasard d’une rencontre lors d’une visite de notre abbaye », a déclaré le Père Jean-Baptiste Golfier, chanoine de l’abbaye Sainte-Marie de Lagrasse, l’officier demandait au prêtre de le préparer au mariage religieux, qui devait être célébré dans la région de Vannes le 9 juin prochain. A partir de cette rencontre avec les religieux, le militaire et celle qu’il devait épouser devinrent assidus aux offices – dans le rite latin traditionnel – et aux enseignements de l’abbaye. » source

 

Les Chanoines Réguliers de la Mère de Dieu de l’abbaye de Lagrasse sont une communauté de religieux traditionalistes célébrant la forme extraordinaire du rite romain. Autant je veux bien croire qu’un moderniste paumé puisse associer catholicisme et franc-maçonnerie… autant dans les milieux traditionalistes, c’est impossible.

Enfin regardons qui est ce Père Jean-Baptiste Golfier, qui accompagnait le colonel depuis 2016 et qui a été spécialement appelé pour lui administrer les derniers sacrements : il donne des conférences pour mettre en garde contre l’occultisme et le satanisme, un peu partout en France avec un grand succès :

Né en 1971, le père Jean-Baptiste (Guillaume GOLFIER), chanoine régulier à l’abbaye de Lagrasse, est diplômé en philosophie, en histoire et en théologie (doctorat ICT-ISTA, Toulouse). Il vient de publier la première thèse de doctorat en français sur le démon  : Tactiques du diable et délivrances – Dieu fait-il concourir les démons au salut des hommes ?. Elle est le fruit d’accompagnement de personnes dans la délivrance et d’échanges avec de nombreux exorcistes et théologiens. Le père Jean-Baptiste a par ailleurs donné nombre de conférences grand public sur le sujet du diable et de la délivrancesource

conflagrasse

Vu le contexte, c’est grotesque d’affirmer qu’Arnaud Beltrame était toujours impliqué dans la franc-maçonnerie…

« Il y a un passif entre les chanoines réguliers de la Mère de Dieu et les franc-maçons. Il faut en effet souligner qu’un autre chanoine de Lagrasse, le père Michel, a préfacé l’ouvrage d’un franc-maçon repenti, Serge Abad-Gallardo. » source  …(PS : c’est à l’abbaye de Lagrasse qu’il s’est converti)

 

 

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Rituels de sorcières anti-Trump…

« Un fil noir, du soufre, des plumes, du sel, une photo de Donald Trump, une bougie orange qui rappelle son teint carotte, ce sont les éléments requis pour participer au rituel qui a lieu, chaque mois, la nuit du dernier croissant de lune, depuis l’investiture du Président. Tous les néopaïens, magiciens, sorcières, wiccans ou activistes du pays, réunis sous le hashtag #MagicResistance, unissent leurs forces en visualisant l’image de Trump se transformer en cendres.

Le nombre de participants à la prochaine cérémonie lancée par la communauté Facebook #BindTrump (« ensorceler Trump ») compte aujourd’hui près de 13 000 personnes et ne cesse d’augmenter.  (…) le rituel a été relayé par des personnalités comme Lana Del Rey qui a posté sur Twitter une photo d’elle le pouce plié à l’intérieur de la paume, signe de ralliement des sorcières. » source

 

Génération Charmed & Harry Poter… Allez, le petit dernier, c’est cadeau. Joyeux Noël. ❤

 

L’orgue, cet instrument du diable…

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« Tu savais qu’avant, l’orgue était interdit dans les églises car il était considéré comme un instrument diabolique ?… »

Voilà  plusieurs fois que j’entends dire ça, et que je réponds « Ah bon ?« , tout en me disant qu’il faudra quand même que j’aille vérifier cette réputation d’instrument du diable« …

>>> Et donc : Non, l’Église n’a jamais considéré l’orgue comme un instrument diabolique.

Dans les premiers siècles de la chrétienté, on n’utilisait aucun instrument de musique durant la célébration de la messe.  Aujourd’hui encore, c’est toujours le cas chez les orthodoxes, qui se limitent aux chants. En voici l’explication :

« La voix humaine fut le premier instrument de musique, il fut créé par Dieu. Tous les autres instruments furent créés par l’homme. C’est pourquoi la voix, depuis l’origine, est utilisée dans l’Eglise. »

 

« Pour citer saint Jean Chrysostome : David chantait des chants comme nous chantons aujourd’hui des hymnes. Il avait une lyre avec des cordes sans vie ; l’Eglise a une lyre avec des cordes vivantes. Nos langues sont les cordes de la lyre, qui a un ton différent en effet, mais plus approprié pour la piété. » source

 

Et dans l’Église catholique ? Bien sûr, depuis Vatican 2 et l’abandon du sacré, on peut jouer à peu près de n’importe quoi, n’importe où, et n’importe quand… Mais voici quelle était encore les règles de l’Église en 1958, sur l’utilisation des instruments pendant la messe :

« Temps où l’usage des instruments de musique est interdit. »

« La musique de l’orgue, et encore plus celle des autres instruments, constituant un ornement de la liturgie, l’usage de ces instruments doit se conformer au degré de joie propre à chaque temps liturgique…« 

 

>>> En résumé : l’usage d’instruments était interdit durant toutes les périodes de pénitence, de dépouillement ou de tristesse (temps du Carême, de la Passion, de l’Avent, messe des défunts…), sauf au moment de la bénédiction du Saint Sacrement. Avec tout de même quelques exceptions prévues, en cas de fêtes ou d’anniversaires source

 

Pour l’historique de l’orgue :

« A Rome, l’orgue était utilisé pour les jeux du cirque ou les massacres du Colisée. (…)  La tradition de sa facture sera maintenue en Syrie et à Constantinople. Là, muni de tuyaux d’or et d’argent, il accompagne les cortèges ou les festins. En 757, l’empereur Constantin voulut faire un cadeau à Pépin-le-Bref. Il lui envoya un orgue, instrument qui était alors inconnu chez nous (…). Le prêtre Georges, qui fut abbé de Saint-Savin, exécuta et fit exécuter plusieurs copies de l’instrument, notamment à Aix-la-Chapelle et dans son abbaye, qui semble être le premier lieu de culte ayant accueilli un orgue. (…)  (source)

>>> Donc dès le départ ce sont ce sont des religieux qui ont copié et répandu l’orgue en France, même s’ils furent dans un premier temps d’avantage destinés à un usage mondain et festif. Et le pape Jean VIII en a fait commander un… dès 873 ! (c’est dire si l’orgue était perçu comme diabolique… ) :

«  Ce furent des religieux qui se chargèrent de la facture d’orgue au cours des siècles suivants. (…) Les élèves du prêtre Georges et leurs successeurs répandirent la facture d’orgue au nord des Alpes, loin de Rome(…) au point que le Pape Jean VIII dut faire appel en 873 à l’Archevêque de Freising, en Bavière, pour avoir un orgue et un organiste dans le but d’enseigner la musique à Rome.
Le premier orgue monumental fut construit à l’abbaye de Winchester vers 950. (…) 
D’abord utilisé dans le but d’enseigner la musique, il accompagnait le travail des chantres mais restait interdit à l’office. L’orgue va alors se mêler peu à peu aux cérémonies religieuses… » source

 

« ’L’orgue fait progressivement son entrée dans la chrétienté occidentale : dans les cloîtres d’abord (comme « guide-chant ») au XIe siècle, puis au XIIe siècle dans les églises. Au XIIIe siècle, les grandes églises européennes rivalisent entre elles : elles agrandissent leurs instruments ou en construisent de nouveaux. L’orgue est définitivement reconnu par le monde religieux : le Concile de Milan de 1287 admet l’orgue à l’exclusion de tout autre instrument pour l’office. » source

>> Au final : rien à voir avec une Église d’arriérés interdisant l’orgue pendant des siècles car ils y voyaient un « instrument du diable »…

 

PS : On signalera quand même qu’il y a bien eu une vague d’hostilité religieuse contre les orgues. Venue non pas des catholiques mais… des protestants, calvinistes en particulier :

« En 1566, la furie iconoclaste (« kercksmytinghe ») apporte à nouveau son lot de dégâts. Les iconoclastes détruisent non seulement de nombreuses statues, mais également l’orgue. De nombreux calvinistes étaient particulièrement hostiles aux orgues car ils étaient d’avis que la musique d’orgue détournait les pensées des fidèles. La chronique « Antwerps Chronykje » relate l’événement: « Ils ont également détruit les beaux livres de cantiques… ainsi que trois orgues magnifiques. Les enfants couraient dans les rues en soufflant dans les tuyaux qu’ils se vendaient par jeu« . Le Jésuite Strada raconte dans son « De Bello Belgico » la fin du grand orgue: « Ils ont détruit le grand orgue, une œuvre d’art d’une grande beauté« . source : site de la cathédrale d’Anvers

PS 2 : Seule exception en France : la ville de Lyon, « Primat des Gaules », qui possédait son rite propre : le rite lyonnais se différenciait de l’Église de France, de rite romain. L’usage de l’orgue y était interdit, on y observait des règles différentes et on y célébrait des saints propres. La « Romanisation » de l’archevêché Lyonnais à commencé tardivement, et la cathédrale Saint-Jean a été la dernière cathédrale française à avoir un orgue en 1841. source
PS3 : je mentionne quand même l’hypothèse controversée du pape Vitallien qui aurait voulu introduire l’orgue dans la liturgie dès 660, mais historiquement ça fait débat (voir ici ou ici).
NB : Sur le concile d’Arles, lire le contexte ici 😦 p28 (44 sur 518) )

Je ne crois pas aux signes…

– « Ohlala, je crois bien que j’ai chopé un virus…

– Arrête, je ne crois pas aux virus. Rien ne me prouve qu’ils existent.

– Ben, j’ai le nez qui coule, je tousse et j’ai de la fièvre, c’est bien le signe que j’ai un virus, non ?

– Pfff, arrête avec tes signes, tu sais bien que je crois pas aux signes, je suis rationnel, moi. Tu as du attraper froid en sortant, ou  tu as une inflammation des sinus.

– Mais aujourd’hui j’ai croisé une amie qui toussait, et paf, ce soir en rentrant chez moi je commence à tousser aussi ! Avoue que c’est bizarre quand même, non ?

– Hein ? Je ne vois absolument pas le rapport, c’est une coïncidence, rien d’autre. Ou alors c’est psychologique. Moi aussi j’ai croisé des gens qui toussaient aujourd’hui, et je ne suis pas tombé malade.

– Ben t’as peut-être une santé plus robuste… Mais moi ça m’est arrivé souvent ! Et regarde toutes les épidémies des grippes, de gastro, les milliers de gens qui…

– Ben ils ont peut-être tous mangé un truc pas frais ; ou bien c’est de l’hystérie collective. Ca ne me prouve pas que les virus existent. …Non mais franchement, cette idée est dingue, comme s’il y avait une une force invisible qui venait s’en prendre à toi juste pour le plaisir de te faire tousser, je me refuse à envisager un truc pareil !

– Sinon tu as vu, pas loin il y une conférence  d’un médecin qui parle de son expérience avec les virus, il raconte comment il combat les symptômes et guérit les malades, ça t’intéresse ?

– Non, je me sens pas à ma place. Je suis trop rationnel pour ces trucs-là, moi… »

 

 

 

Franc-maçonnerie: «un satanisme qui ne dit pas son nom»

Après Serge Abad Gallardo…

Résultat de recherche d'images pour "alleluia fun"…Cyril Dougados, fût durant 17 ans frère maçon au 33ème degré de la Grande loge nationale Française (mais aussi rosicrucien et martiniste, la totale niveau ésotérisme). Il témoigne de ce qu’est la franc-maçonnerie et de sa conversion au Christ,  via le Salon Beige

Continuez de prier pour les franc-maçons, ça marche ! 😉

 

Plus on était catholique, moins on votait Hitler…

Article de Slate (journal progressiste pas du tout catho) :

«La religion est le facteur prédictif le plus important du vote nazi. […] Toutes choses égales par ailleurs, les protestants étaient au moins deux fois et demi plus enclins à voter pour les nazis que les catholiques.»

La hiérarchie catholique (…) a pris à l’époque, contrairement à son homologue protestante, des positions offensives contre les nazis, en interdisant à ses fidèles d’adhérer au parti.

 «Celui qui vote pour Hitler devra le justifier le jour du Jugement dernier. Il n’y a pire péché que voter pour lui!», a ainsi déclaré un jour le curé de Waldsee, une ville de Rhénanie. »
Ah, la gangrène protestante… terreau du nazisme, terreau de la franc-maçonnerie, terreau de tous les progressismes tordus, 500 ans qu’ils ont faux sur toute la ligne… Ca se fête, hein François ?
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(PS : on n’est bien d’accord qu’aujourd’hui, le vote des catholiques œcuménisés et protestantisés jusqu’au trognon depuis Vatican II, dirigés par un pape qui fête les 500 ans de Luther et calque son dicours sur celui des hautes instances Européennes… il ne représente plus RIEN de catholique, hein).
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