Qu’est-ce qui a donc changé ?

« (…) Qu’est-ce qui a donc changé ? Plusieurs choses. Tout d’abord – et c’est très important -, le discours antichristique qui était jusqu’à une date récente cantonné au hard rock puis au metal au sens large et qui paraissait constituer son fonds de commerce s’est largement répandu dans tous les genres musicaux sans exception. L’opposition systématique au message évangélique est visible même dans des styles musicaux « modérés ». Le cornuto, le 666 (écrit, stylisé ou fait avec les doigts), tout cela se retrouve désormais dans la dance, la world ou la pop music. Ce n’est pas un gimmick ou une pose, pas plus qu’une provocation simplette ou une maladresse. Ce qui a aussi changé est que la culbute psychologique a été faite : il y a désormais plus d’individus neutres ou favorables à des postures ou des déclarations antichrétiennes qu’il n’y a de personnes critiques et vigilantes. Ce qui sentait le soufre hier est devenu normal aujourd’hui. Le nombre de la Bête est utilisé à toutes les sauces comme une légende de laquelle on s’amuse, ce n’est plus un nombre inquiétant ou spirituellement important. L’idée même de blasphème n’existe plus dans les contrées occidentales déchristianisées. De nombreuses églises sont fréquemment incendiées et vandalisées, en France, sans que les medias ne s’en fassent l’écho ; les profanations de cimetières n’intéressent que si elles concernent d’autres religions que le christianisme. Que l’on ne s’y trompe pas : il ne s’agit pas de banalisation mais de progrès remarquables de l’apostasie, dans tous les secteurs, tous les domaines. » source

« Des débardeurs offerts à nos lectrices de « Public », avec une croix renversée qui n’a strictement rien à faire là ? trop branché ! »

fille publique

« Le monde est entré en rébellion ouverte contre Dieu. Mais la cécité et la surdité spirituelles sont telles chez beaucoup qu’ils ne s’en rendent même pas compte. Ce n’est pas de la haine ou de l’animosité, le plus souvent c’est bien pire : de l’indifférence. Leurs pensées sont accaparées par des comparatifs sur les bagnoles, les écrans plats ou les tablettes numériques, pas de temps pour Dieu, pas de place pour Lui. Leur âme est en dérangement, hors service, ils ont autre chose à faire ou à penser, ils ont toujours quelque chose de plus urgent croient-ils, de plus important, Dieu n’a qu’à revenir plus tard, quand ils seront moins occupés (…)

Dans la sédition contre Dieu, des images et des symboles font signes et sens. Aux yeux de beaucoup de gens tout cela n’est qu’anecdotique. Pourtant, leur multiplication, leur « omniprésence » devraient faire réfléchir. Des dragons, des démons, des sorciers, des vampires, des monstres, des magiciens… ad nauseam. Je m’en vais causer un peu de l’un de ces thèmes jugés anodins et anecdotiques, et qui pourtant, lui aussi, fait signe et sens pour qui sait voir…

Les pirates :  l’aventure, les embruns, les îles aux trésors ! Les pirates nous ont abordés, conquis, soumis à grand renfort d’images. Une fois encore, il semble que ce soit Hollywood qui ait initié le mouvement avec Pirates des Caraïbes. Les pirates font rêver ! Mais c’est une vision romantique de la rébellion et de la liberté qui s’est substituée à la réalité. Car le pirate, c’est l’homme révolté, l’être sans foi ni loi qui n’obéit qu’à ses pulsions animales et barbares. Ce qu’il veut, il le prend : navire, butin, femme ou vie. C’est l’anarchiste du temps jadis qui, lui aussi, pourrait gueuler « ni Dieu ni maître ! » en posant le pied sur le pont du navire qui vient de subir l’abordage. Le pirate, forban, boucanier rejette toute contrainte, toute règle, toute autorité. Celle des hommes comme celle de Dieu.

(…) Le récent engouement forcé pour l’univers de la piraterie s’inscrit donc dans la vaste entreprise de corruption spirituelle. Prônant l’univers matérialiste, la jouissance immédiate et illimitée, l’opposition à l’ordre, la contestation de toute forme d’autorité, la négation de Dieu, voilà l’imaginaire pirate.  Une fois encore, les cibles privilégiées sont les enfants.  (Source)

Tête de mort pour les garçons… et pour les filles*. Pas de jaloux !

* « Monster High », succès planétaire chez les gamines, moyenne d’âge 6-10 ans.

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