Laïcité (1)

L’école laïque a été voulue par Jules Ferry pour déchristianiser la France. Mais comment l’imposer à un peuple qui était, à l’époque, très majoritairement catholique ? C’est très simple : en faisant croire que cette école laïque n’était pas antichrétienne, mais seulement « neutre ».

Le mensonge a même été très clairement avoué par un de ses auteurs : René Viviani (ministre socialiste de l’instruction Publique de la IIIe République, né en Algérie, anticlérical notoire et co-fondateur du journal « L’Humanité » avec Jean Jaurès ; Viviani était franc-maçon, il deviendra président du conseil en 1914, et son cabinet comptera neuf frères.*** )

Viviani a cyniquement expliqué que la neutralité était un mensonge, mais un mensonge nécessaire.

Voici la citation :

« Pourquoi cette neutralité, qui est une chimère, résiste-t-elle à tout ? (…) La neutralité, elle est, elle fut toujours un mensonge. Certes, elle fut peut-être un mensonge nécessaire lorsqu’on forgeait au milieu des impétueuses colères de la droite, la loi scolaire. (…) On promit cette chimère de la neutralité pour rassurer quelques timides dont la coalition eût fait obstacle à la loi. »

René Viviani s’exprimait ainsi dans le numéro 170 du journal L’Humanité (4 octobre 1904), en première page. (Pour ceux qui doutent, voici la reproduction de cette page du journal.) ***

Plus de cent ans après, le mensonge dure toujours…

Source : Le bêtisier de l’athéisme

*** NB : pour plus d’honnêteté, il faudrait souligner que Viviani n’était pas encore ministre de l’instruction publique lorsqu’il a écrit ces lignes : même s’il a largement contribué à des débats ultérieurs sur la laïcité, il n’est en aucun cas un des créateur de l’école laïque, créée par Jaurès entre 1880 et 1889, – Viviani n’a été élu député qu’en 1893-. Mais bon, là le gars s’exprime dans « l’Humanité », journal qu’il vient de co-fonder avec le fameux Jaurès, donc il sait un peu de quoi il parle…

Extrait du discours de Viviani du 15 Janvier 1901.

« Nous ne sommes pas seulement face à face avec les congrégations, nous sommes face à face avec L’Eglise catholique… Au dessus de ce combat d’un jour, n’est-il pas vrai que se rencontrent une fois de plus ce conflit formidable, où le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel se disputent des prérogatives souveraines, essayant de garder jusqu’au bout la direction de l’humanité ? Est-ce que vous croyez que cette loi nous mène à la dernière bataille ? Mais ce n’est là qu’une escarmouche, au regarde des batailles du passé et de l’avenir ! La vérité, c’est que se rencontrent ici la société fondée sur la volonté de l’homme, et la société fondée sur la volonté de Dieu. »

Extrait de « Conjuration antichrétienne » de Mgr Delassus, à lire partir de la p.79, j’incite fortement à lire tout le chapitre.

>>>>>  autres extraits du chapitre ci-dessous :

« En 1870, fin de Juillet et commencement d’Août, un congrès auquel prirent part les loges de Strasbourg, Nancy, Vesoul, (…), tout l’Est en un mot, fut tenu à Metz. La question de l' »Etre suprême » y fut posée, et les discussions qui s’en suivirent se propagèrent de loge en loge. Pour y mettre fin, ‘Le Monde Maçonnique, numéros de  Janvier et Mai, fit cette déclaration : « La franc-maçonnerie nous apprend qu’il n’y a qu’une seule religion, une vraie (…) : le culte de l’humanité. Car mes frères, cette religion qui , érigée en système, a servi à former toutes les religions, Dieu n’est autre chose que l’ensemble de tous nos instincts les plus élevés auxquels nous avons donnés un corps, une existence distincte. (…) »

Rien de plus clair : l’humanité est Dieu, les droits de l’homme doivent être substitués à la loi divine ; le culte des instincts de l’homme doit prendre la place de celui rendu au Créateur ; et la recherche du progrès dans la satisfaction à donner aux sens se substituer aux aspirations vers la vie future.

A une séance commune des loges de Lyon, tenue le 3 Mai 1882, et dont le compte-rendu a été publié dans « La chaîne d’Union » d’Août 1882 (= le plus ancien magazine FM, toujours publié de nos jours), le Frère Reigner disait : « Il ne faut pas qu’on ignore ce qui n’est plus un mystère : que depuis longtemps deux armées sont en présence, que la lutte est ouverte actuellement en France, en Italie, en Espagne (…). Il faut qu’on sache que les chefs de ces Etats-Majors, les chefs de ces armées sont d’une côté les jésuites (lisez le clergé, séculier et régulier), de l’autre les Francs-Maçons. »

En 1865 fut tenu à Liège le congrès des étudiants. C’est de ce congrès que furent tirés tout d’abord l’état major de l’Internationale, puis les auxiliaires de Gambetta (…) Un autre orateur, M. Fontaine, de Bruxelles, termina son discours par ces mots : « Nous, révolutionnaires et socialistes, nous voulons (…) dans l’ordre moral, par l’anéantissement des préjugés de religion et d’église, arriver à la négation de Dieu et au libre examen. Dans l’ordre politique, par la réalisation de l’idée républicaine, arriver à la fédération des peuples et à la solidarité des individus. »

En ce même congrès de Liège, Paul Lafargue (gendre de Karl Marx, membre de la Première Internationale, franc-maçon, fondateur, avec Guesde, du Parti ouvrier français, vulgarisateur du marxisme, voir sa bio ici ) demandait : « Qu’est-ce que la Révolution ? C’est le triomphe du Travail sur le Capital, de l’ouvrier sur le parasite, de l’Homme sur Dieu. (…) Il y a 400 ans que nous sapons le catholicisme (>>> depuis la Réforme Protestante, donc, la FM ne datant que de 300 ans à l’époque ; sur les liens en le protestantisme et le FM, lire cet article), la machine la plus forte qui ait été inventée en fait de spiritualisme. Elle est solide encore, malheureusement ! ». Puis dans la dernière séance, il poussa ce cri de l’enfer : « Guerre à Dieu ! Haine à Dieu ! Le progrès est là ! Il faut crever le ciel comme une voûte de papier ! »

M. Reignard, Parisien, vint dire où la maçonnerie met le mal et le bien : le mal dans le spiritualisme, le bien dans le matérialisme : « Nous rattachons notre drapeau aux hommes qui proclament le matérialisme : tout homme qui est pour le progrès est aussi pour la philosophie positive ou matérialiste« .

Germain Casse : « Il faut qu’en sortant d’ici nous soyons de Paris ou de Rome, ou Jésuite ou révolutionnaires« . Et comme sanction, il demande « l‘exclusion totale, complète de toute individu qui représente, à quelque degré que ce soit, l’idée religieuse« .

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Jusqu’à ce que les Francs-maçons s’emparent de la papauté, beaucoup de Papes Catholiques ont condamné le culte, le qualifiant de menace mortelle. En 1902, le Pape Léon XIII a déclaré que le but de la franc-maçonnerie est  « d’exercer une seigneurie occulte sur la société, dont la seule raison d’être étant de mener une guerre contre Dieu et son Église. »

S’adressant à l’Église le 20 avril 1884, le Pape Léon XIII publia l’ encyclique : « Humanum Genus ». Reprenant l’analogie de Saint Augustin à propos des deux cités sur la terre qui constituent le Royaume de Dieu et le Royaume de Satan, le Pontife passe en revue les progrès de la Franc-maçonnerie et écrit :

« Il est à présent de notoriété publique que les francs-maçons ont l’intention de ruiner la Sainte Église. (…) Ainsi, en l’espace d’un siècle et demi, la secte des francs-maçons a accompli d’incroyables progrès. Par la ruse et l’audace, la maçonnerie a envahi tous les rangs de la hiérarchie sociale, et a commencé de s’emparer du pouvoir au sein des États modernes, ce qui est presque l’équivalent de la souveraineté. »

 

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