Vatican II et la liberté religieuse

«Dignitatis humanae», liberté religieuse pour tous

L’œcuménisme fut l’une des grandes orientations fixées au Concile par Jean XXIII. La déclaration « Dignitatis humanae » fut approuvée le 7 décembre 1965, la veille de la clôture du Concile.

Jusque-là, le postulat était le suivant : la vérité a droit à la liberté, mais l’erreur, elle, ne jouit d’aucun droit. Par conséquent, « l’État idéal était catholique, proclamait le catholicisme religion d’État et défendait la vérité de cette religion à l’exclusion de toute autre ». Mais la réalité ne correspondant pas à cette situation, la tolérance pratique des autres religions était autorisée. Désormais, l’Église catholique ne revendique plus une position dominante, ni l’intervention de l’État. Les concordats en vigueur doivent donc être renégociés.

(…) Une opposition opiniâtre contestait toute conception de liberté religieuse. Dans son Syllabus de 1864 – Recueil renfermant les principales erreurs de notre temps – Pie IX n’avait-il pas classé comme telle l’opinion selon laquelle « il n’est plus utile que la religion catholique soit considérée comme l’unique religion de l’État » ?

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