On ne meurt pas pour une vérité dont on n’est pas sûr.

« Les bienheureux apôtres ont vu, les premiers, le Christ pendu à la croix, ils ont pleuré sa mort, ils ont été saisis d’effroi devant le prodige de sa résurrection, mais bientôt, transportés d’amour par cette manifestation de sa puissance, ils n’ont plus hésité à verser leur sang pour attester la vérité de ce qu’ils avaient vu.

Pensez, mes frères, à ce qui était demandé à ces hommes : partir dans le monde entier prêcher qu’un homme mort était ressuscité et monté au ciel ! Et souffrir pour la prédication de cette vérité tout ce qui plairait à un monde insensé : privations, exil, chaînes, tourments, bûchers, bêtes féroces, des croix et la mort.
Était-ce pour un objet inconnu ? Était-ce pour sa gloire que Pierre mourait ? Pour son avantage qu’il prêchait ? Lui, il mourait ; un autre que lui était glorifié. Lui, il était tué ; un autre adoré. Seule la flamme ardente de la charité unie à la conviction de la vérité peut expliquer une pareille audace ! Ce qu’ils ont prêché, ils l’avaient vu. On ne meurt pas pour une vérité dont on n’est pas sûr. (…) Leur foi ! Elle pesait dans la balance plus que le monde entier. »

Saint Augustin (354-430), – Sermon 311, 2

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