Pascal

Génie précoce, Blaise Pascal, né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand, est un mathématicien, physicien, inventeur, philosophe, et théologien français. Il faillit perdre la vie au cours d’un grave accident de calèche. C’est 15 jours après cet accident, que Pascal aura sa fameuse « nuit de feu« , où il rédigera le « Mémorial », texte qu’il conservera sur lui, cousu dans son vêtement, jusqu’à sa mort.
Suite à cet accident, Pascal s’entretint avec son père, et dit qu’il remerciait Dieu d’être intervenu dans sa vie, et de ne pas être mort dans cet accident ; ce à quoi son père lui répondit qu’il devrait plutôt remercier Dieu pour chaque instant de sa vie, Dieu intervenant imperceptiblement sans cesse, et pas uniquement pour ces instants où Pascal pensait que celui-ci était intervenu de manière certaine.

Dieu est-il interventionniste, et si oui dans quelle mesure ? On retrouve tout cette question d’ailleurs dans ses pensées, il y a quelque chose de l’ordre de l’artiste peintre dans le Dieu caché de Pascal, Dieu n’interviendrait que par petites touches de pinceaux, Le Deus absconditus pascalien est un Dieu qui recouvre toute son œuvre d’un voile suffisamment fin pour que sa présence ne soit révélé qu’à ceux qui le méritent et le recherchent, et qui au contraire préfère se cacher derrière la nature dès qu’il est confronté aux orgueilleux et à ceux qui ne le mériteraient pas, ou ne voudraient pas de sa présence.

« Il y a assez de lumière pour ceux qui ne désirent que de voir, et assez d’obscurité pour ceux qui ont une disposition contraire. » -Blaise Pascal-

« Nous connaissons la vérité non seulement par la raison mais encore par le coeur. C’est de cette dernière sorte que nous connaissons les premiers principes et c’est en vain que le raisonnement, qui n’y a point de part essaie de le combattre. »
(Pensées in Oeuvres Complètes, p.512, Seuil, 1963)

« Deux excès : exclure la raison, n’admettre que la raison. »
(Pensées in Oeuvres Complètes, p.524, Seuil, 1963)

« Il y a trois sortes de personnes : les uns qui servent Dieu l’ayant trouvé, les autres qui s’emploient à le chercher ne l’ayant pas trouvé, les autres qui vivent sans le chercher ni l’avoir trouvé. Les premiers sont raisonnables et heureux, les derniers sont fous et malheureux. Ceux du milieu sont malheureux et raisonnables. »
(Pensées in Oeuvres Complètes, p.522, Seuil, 1963)

« La connaissance de Dieu sans la perception de la misère de l’homme engendre l’orgueil, et la connaissance de l’homme sans la perception
de Dieu engendre le désespoir. La connaissance de Jésus-Christ constitue la voie moyenne, car nous trouvons en Lui à la fois
Dieu et notre propre misère. »

 

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