Arnaud Dumouch

Extrait d’un commentaire d’Arnaud Dumouch sous l’une de ses video :

« (…) Le contresens le plus fréquent qui est fait par des lecteurs superficiels de l’annonce de la venue du Christ miséricordieux à l’heure de la mort est celui ci : Un lecteur superficiel pourrait penser que l’on peut toujours reporter à demain le jour de son conversion, que l’on peut même attendre la mort pour se convertir, voir même après la mort. Ce qui est terrible. c’est une objection majeure.

C’est le même contresens que ceux qui, de tout temps, détournèrent l’existence du sacrement de pénitence pour se dire : Citation : « Je pèche. Je me repent et me confesse à l’heure de ma mort et hop ! Je suis sauvé ! » Les personnes qui calculent ainsi ont à mon avis un esprit qui n’est pas fait pour comprendre ce qu’est la miséricorde, pour raisonner ainsi et en abuser.

Les péchés de faiblesse et d’ignorance, il ne faut pas jouer avec eux. En effet, si on s’y complait, on fabrique en son âme un goût pour l’égoïsme et l’orgueil qui nous attirera vers la liberté solitaire, qui est justement ce qu’annonce Lucifer. Mais face au Christ, ce sera devenu un péché mortel contre l’Esprit Saint car il n’y aura plus que lucidité et maîtrise de soi.

Ce poids du péché risque bien, face à la parousie du Christ, de nous faire mépriser sa douceur et sa petitesse (qui sont sa gloire principale). Donc  nous devons fuir le péché, par peur non du Christ mais de nous-même !

(…) Je me souviens de cette anecdote qui m’a frappé. A la fin des apparitions de Lourdes, on voulut protéger Bernadette. On lui trouva un couvent à Nevers dirigés par une religieuse de haute qualité, une grande ascète. Une fois, une dame demanda à voir Bernadette. Elle s’attendait à voir en Bernadette une grande mystique, pleine de transports. Or Bernadette n’aimait pas passer des heures à l’oraison. Elle était simple, et préférait servir en cuisine et dans le ménage. Le constatant, la dame fit cette remarque acide : Citation : « Ce n’est que cela Bernadette ? … à quoi Bernadette a répondu en riant : « Mais oui, madame, ce n’est que ça! ».

Et cela m’a frappé car je me suis dit que beaucoup d’entre nous, chrétiens fervents et secrètement assez sûr de notre salut, nous réagirons peut-être de la même façon face à la Sainte Vierge, qui est la plus petite (d’où sa royauté au Ciel). Je suis inquiet pour notre salut. Combien d’entre nous ne se reconnaîtront qu’en suivant « Lucifer le Grand » ? Face à la « grandiose » apparition de Lucifer, ce roi de la fierté solitaire et individualiste, nous risquons bien de reconnaître notre vrai chemin…

 Donc, la peur de l’enfer ne doit plus venir de Dieu ! Lui, il est prêt à pardonner TOUT, 70 fois 7 fois, si nous nous repentons.  La peur doit venir de NOUS. Car personne ne sait s’il ne sera pas déçu, lors de la venue du Christ dans sa gloire, par tant d’humilité. »

Publicités