Dimanche…

C’est quand même amusant cet empressement des catholiques modernistes à te dissuader de respecter tout ce qui ressemble à une vague obligation religieuse…

Si au détour d’une conversation, tu laisses échapper que tu veux terminer un boulot le samedi, histoire de ne pas avoir à bosser le dimanche, aussitôt les protestations :

« Rhooo mais  mais non ! Tu peux bosser le dimanche, tu vas juste à la messe et tu pries un peu, et c’est bon… Tu peux bosser le dimanche et dédier ton travail à Dieu, c’est beau aussi !« 

Euh… Oui, c’est surement très beau, mais ce n’est pas ce qui est demandé. Je crois me rappeler qu’il y a ce truc pénible dans la Bible, tu sais, « les 10 commandements » … On va relire ensemble le Troisième :

« Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos  : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes. »

Alors bon, sans tomber dans la pratique psychorigide ni le rigorisme forcené qui ne permettrait aucune souplesse… ça ne me parait pas aberrant d’essayer de respecter un peu le principe de base quand c’est possible, non ?

————————— Mise à jour  —————————

Afficher l'image d'origineAmusant : le dimanche suivant se trouvait justement être le 1er Mai, et le sermon portait sur… le travail le dimanche. 😀 Et comme ce n’était pas une église moderniste, j’ai pu y entendre la lecture d’un extrait d’un sermon du Saint curé d’Ars (dont la statue se trouve dans presque toutes les églises) :

 

« Vous travaillez, vous travaillez, mes enfants, mais ce que vous gagnez ruine votre âme et votre corps. Si on demandait à ceux qui travaillent le dimanche: « Que venez-vous de faire? » ils pourraient répondre: « Je viens de vendre mon âme au démon, de crucifier Notre-Seigneur, et de renoncer à mon baptême. Je suis pour l’enfer… il vous faudra peut-être pleurer toute une éternité pour ces gains terrestres… »
Quand j’en vois qui charrient le dimanche, je pense qu’ils charrient leur âme en enfer.

Oh! comme il se trompe dans ses calculs, celui qui se démène le dimanche avec la pensée qu’il va gagner plus d’argent ou faire plus d’ouvrage! Est-ce que deux ou trois francs pourront jamais compenser le tort qu’il se fait à lui-même en violant la loi du bon Dieu ? (…) Il a fait tous les jours de la semaine; il pouvait tous les garder, il vous en a donné six, il ne s’est réservé que le septième; il veut qu’en ce jour, vous ne travailliez nullement, pas plus que si vous étiez à l’agonie. »

 

Bref, avant Vatican II, quoi…

 

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