Protégé : L’église Saint Merry…

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La conversion du grand rabbin de Rome

(ci-dessous, un article racontant la conversion d’Israel Zoller)

Résultat de recherche d'images pour "Eugenio Zolli"« À l’issue de la Seconde Guerre mondiale et de sa conversion soudaine, le Grand Rabbin de Rome demande le baptême. Il prend pour prénom Eugenio, en l’honneur de Pie XII et en reconnaissance de son action en faveur des juifs durant la guerre. »

Sa mère, qui descend d’une longue lignée de rabbins, rêve pour lui du rabbinat. Il accomplit des études supérieures à Vienne, puis à Florence. En 1918, il est nommé à 39 ans à peine grand rabbin de Trieste, fonction qu’il assumera une vingtaine d’années. En 1939, il devient grand rabbin de Rome. Lorsque l’Allemagne occupe une large partie de l’Italie en 1943, la communauté juive locale entre à son tour dans le cycle infernal des déportations de masse.

Dans cette tourmente, le Christ apparaît subitement au Grand Rabbin en octobre 1944, alors qu’il se trouvait à l’intérieur de la grande synagogue romaine, le jour de Yom Kippour :

« Ce fut comme si un brouillard se glissait peu à peu à l’intérieur de mon âme. Il devint plus dense, et je perdis le contact avec tous ceux m’entouraient (…) Soudain, je vis avec les yeux de l’esprit, une grande prairie, et, debout au milieu de l’herbe verte, se tenait Jésus revêtu d’un manteau blanc… À cette vue, j’éprouvai une grande paix intérieure, et au fond de mon cœur, j’entendis ces paroles : “Tu es ici pour la dernière fois. Désormais, tu me suivras”. Je les accueillis dans la plus grande sérénité et mon cœur répondit aussitôt : “Ainsi soit-il, ainsi le faut-il”… Une heure plus tard, après le souper, dans ma chambre, ma femme me déclara : “Aujourd’hui, tandis que tu te tenais devant l’Arche de la Torah, il me semblait que la figure blanche de Jésus t’imposait les mains, comme s’Il te bénissait”. J’étais stupéfait… À ce moment là, notre plus jeune fille, Myriam, qui était retirée dans sa chambre et n’avait rien entendu, m’appela pour me dire : “Vous êtes en train de parler de Jésus-Christ. Tu sais, Papa, ce soir j’ai vu en rêve un grand Jésus tout blanc”. Je leur souhaitai une bonne nuit à toutes les deux, et je continuai de réfléchir à la concordance extraordinaire des événements ».

Quelques jours plus tard, le Grand Rabbin renonce à sa charge et va trouver un prêtre. Sa conversion est décidée car, expliquera-t-il plus tard dans ses Mémoires, quand Dieu vous appelle il faut répondre :

« Un homme ne choisit pas le moment de sa conversion, mais il est converti lorsqu’il reçoit cet appel de Dieu. Alors, il n’y a plus qu’une chose à faire  : obéir. C’était un mouvement venant de l’Amour , tout était accompli en la connaissance que l’Amour accorde ».

Le 13 février 1945 il reçoit donc le sacrement du baptême et choisit comme prénom chrétien celui d’Eugenio, en signe de gratitude envers le pape Pie XII pour son action déterminante en faveur des juifs pendant la guerre. Son épouse, Emma, est baptisée avec lui, et leur fille, Myriam, suivra ses parents après un an de réflexion personnelle. Une décision qui ne fut pas sans conséquence : Eugenio Zolli se retrouve tout à coup confronté à de graves problèmes de subsistance ; le soir de son Baptême, Zolli n’a même pas de quoi dîner; Mgr Traglia lui fait l’aumône de cinquante lires. À l’âge de soixante-cinq ans, il se trouve brutalement confronté à de graves problèmes matériels. Jusqu’alors, il a toujours vécu de ses honoraires de Rabbin et de professeur. Il accepte cette nouvelle situation avec le plus grand détachement: «Je demande l’eau du Baptême et rien de plus. Je suis pauvre et je vivrai pauvre. J’ai confiance en la Providence».

Il se retrouve confronté à une pluie de calomnies, selon lesquelles il se serait converti par intérêt. Par intérêt ? Sa pauvreté fut sa réponse : « Aucun motif intéressé ne m’a amené à faire cela ; lorsque ma femme et moi embrassâmes l’Église, nous perdîmes tout ce que nous avions au monde. Dieu nous aidera ». D’ailleurs, confie-t-il dans ses Mémoires, « les juifs qui se convertissent aujourd’hui, comme à l’époque de saint Paul, ont tout à perdre en ce qui concerne la vie matérielle et tout à gagner en vie de la grâce ».

Et lorsqu’on demandait à Zolli pourquoi il avait renoncé à la synagogue pour entrer dans l’Église, il n’hésitait pas une seconde :

« Mais je n’y ai pas renoncé. Le christianisme est l’achèvement de la synagogue. Car la synagogue était une promesse et le christianisme, l’accomplissement de cette promesse. La synagogue indiquait le christianisme ; le christianisme présupposait la synagogue. Ainsi, vous voyez que l’une ne peut exister sans l’autre. »

« Cet événement, dans mon âme, était comme l’arrivée d’un hôte bien-aimé. (..) Dans mon âme, Dieu ne se révélait point par les moyens de la tempête ni du feu, mais à travers un doux murmure… Je devenais conscient d’un Dieu que j’aimais, un Dieu qui veut qu’on L’aime et qui Lui-même aime… ».

Eugenio Zolli meurt le 2 mars 1956. Une semaine avant sa mort, il confie à une religieuse qui le soigne: «Je mourrai le premier vendredi du mois, à quinze heures, comme Notre-Seigneur». Le vendredi 2 mars, dans la matinée, il reçoit la Sainte Communion. Tombé dans le coma à midi, Eugenio Zolli remet son âme à Dieu à trois heures de l’après-midi.

Pour de nombreux historiens incontestés, son témoignage sur l’aide, des bienfaits et du soutien apportés par l’Église auprès des victimes de la Shoah, fut déterminant pour dénouer la controverse sur « le silence » du Saint-Père, face aux atrocités nazies, mais son grand message aujourd’hui fait appel surtout à « un renforcement du lien qui unit spirituellement les juifs et les chrétiens depuis toujours. »

 

Mgr Gaume

Extraits du « Traité du Saint-Esprit », de  Mgr Gaume (1864)  :

 « Affaiblissement général de la foi au démon. — Cinq degrés dans l’envahissement satanique : le démon se rend familier. — Il se fait nier. — Réhabiliter. — Appeler comme Roi.— Invoquer comme Dieu. »

(…) Ainsi le démon faisait son œuvre et s’approchait du premier but de ses efforts. Quel est-il ? bannir sa crainte du cœur de l’homme; la bannir afin de se rendre familier; se rendre familier, afin de faire mépriser les enseignements de l’Église et de jeter les armes anti- démoniaques dont elle avait pourvu ses enfants. A-t-il réussi ? interrogeons l’histoire contemporaine.(…)

Par tous les faits que nous venons de rappeler, Satan dit au monde actuel : N’aie pas peur de moi. Nous allons voir que le monde actuel répond : Je n’ai pas
peur de toi.

Toutefois se rendre familier n’est que le premier succès ambitionné de Satan : se faire nier, en lui-même et dans ses opérations multiples, est le second. Se faire réhabiliter est le troisième. Se faire rappeler comme roi est le quatrième. Se faire adorer comme Dieu, est le cinquième. Nous allons le suivre dans ces différentes étapes de la route, dont le terme final est le rétablissement, sous une forme ou sous une autre, de l’ancien paganisme.

(…) le roman ne parle pas aux yeux et ne corrompt qu’individuellement ; autre est le théâtre. Par le prestige des décors, par la réalité des personnages, par le jeu des acteurs, il s’empare de tous les sens et y grave profondément ce qu’il enseigne. De plus il s’adresse à la foule. La pièce obtient-elle un succès de
vogue? Tenez pour certain qu’après vingt représentations, les maximes, les blâmes, les éloges qu’elle contient, deviendront les aphorismes d’une multitude de personnes de toute éducation et de tout rang. . Mieux que personne, le démon l’a compris. Afin de populariser sa réhabilitation, en jetant au mépris de la foule les dogmes chrétiens qui le concernent, il s’est emparé d’un théâtre important de la capitale des lumières (…).

(…) Quel est le roi de l’Europe moderne, envisagée dans ses caractères généraux? Le roi de l’Europe moderne est celui qui la gouverne dans l’ordre des idées et dans l’ordre des faits. (…)

Quel Esprit règne sur la presse, en général, sur les arts, aux théâtres, dans les académies, sur les romans, dans les journaux, sur les écrivains en vogue, de tout nom et de toute nuance : gent innombrable répandue sur tous les points de l’Europe et qui sème à pleines mains le mensonge et la corruption, comme le laboureur sème le grain dans son champ? Est-ce le Saint-Esprit?

Quel législateur a fait écrire dans les codes de l’Europe moderne le divorce, destructeur de la famille chrétienne; le mariage civil, concubinage légal ; la liberté des cultes, patente officielle délivrée à tous les faux monnayeurs de la vérité, négation authentique de toute religion positive ? Est-ce le Saint-Esprit ?

Sous nos yeux on autorise dans la capitale du royaume très-chrétien, le culte public de Mahomet. De toutes les villes chrétiennes, Paris, l’âme des croisades,
la ville de saint Louis, devait, ce semble, être la dernière où l’on bâtît une mosquée : Paris est la première. Est-ce le même Esprit qui règne sur le Paris du moyen âge et sur le Paris du dix-neuvième siècle?

Endormeurs et endormis, vous niez l’existence du démon et son action sur l’homme : dites-nous donc quel Esprit gouverne le monde actuel, considéré dans son ensemble ? »

 

La Sainte Trinité pour les Nuls

Je suis officiellement une brêle en théologie : manier les concepts abstraits, des maths à la philo, ça n’a jamais été mon fort.  L’autre jour,  la fille de ma meilleure amie m’interrogeant sur la religion, j’ai soudain eu peur qu’elle me demande d’expliquer ce qu’était la Trinité.

Imagine : devoir expliquer le concept trinitaire à une gamine de 9 ans avec un potentiel d’attention de 30 secondes maximum, alors que tu n’es toujours pas sûre de bien comprendre toi-même comment ça fonctionne…

« – Euuuh… alors ouiii, c’est bien trois personnes différentes, mais c’est quand même un seul Dieu, hein. » Le tout avec termes comme « hypostase » , « procéder » et « engendrer » , youpi…

Plus tard en y réfléchissant, j’ai pensé à une petite métaphore sympa, même si elle est très limitée : se représenter Dieu comme une orange. Elle me parle bien, donc selon l’expression consacrée : « Je pose ça là » .

 

Résultat de recherche d'images pour "orange fruit"

« Le Père », c’est le fruit de base. >>> Donne une orange à un bébé pour la première fois, il ne va rien comprendre : il n’a pas la capacité de l’éplucher avec ses petits doigts pour savoir ce qu’il y a dessous. Il va lécher l’écorce et la trouver amère, tripoter le fruit quelques instants, puis l’ignorer.  >>> « Le Père », c’est un peu pareil : c’est un mystère impénétrable que l’Homme limité n’a pas la capacité de s’approprier.

 

Résultat de recherche d'images pour "verre jus d'orange"« Le Fils », c’est le jus d’orange pressée, qu’on donne à boire à ce bébé. On a retiré l’écorce de l’orange (le voile mystérieux qui rendait le fruit impénétrable), on l’a compressée puis servie sous une forme pratique, facilement ingérable et assimilable :  >>> Le jus vient de l’orange, comme le Fils vient du Père. Et le verre donne une forme au jus, comme l’humanité en donne une au Fils. Ça semble 2 choses distinctes, pourtant c’est bien la même essence.

 

Résultat de recherche d'images pour "vitamine C"…et « Le Saint-Esprit », c’est la Vitamine C :  imperceptible aux sens, sans goût ni odeur, reçue en absorbant le jus d’orange, c’est un principe actif qui te donne des forces et t’aide à rester en bonne santé « spirituellement ».

 

Bref la Trinité, Père, Fils, et Saint-Esprit , je l’imagine un peu comme l’orange, le jus d’orange et la vitamine C.

https://thumbs.dreamstime.com/t/petit-enfant-s-asseyant-dans-une-chaise-et-des-jeux-avec-le-fruit-orange-47160263.jpg(OMG, des photos de bébés, maintenant… c’est le début de la fin.)

OK, la comparaison est très imparfaite : par exemple, l’orange est détruite pour produire le jus, alors que Le Père n’est pas détruit en engendrant le Fils. Et bien sûr avec l’orange, il n’y a aucune notion d’Amour…

Je demande pardon aux éminents docteurs de l’Eglise qui ont écrit des millions de pages sur la Sainte Trinité, et que je n’ai pas lus. Mais même si cette comparaison est simpliste et bancale, elle me convient bien pour l’instant. =)

Pouf, pouf.

NB : une courte anecdote sur le sujet ici.