La prudence, ce péché…

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Par les temps qui courent, le pape François n’a rien trouvé de plus urgent à faire qu’un sermon pour dénoncer et humilier… les chrétiens trop prudents qui voudraient « suivre tous les commandements »  : ce sont des « esprits étroits » qui commettent « un péché » .

Si si si, tu as bien lu.

« Ne pas prendre de risques, de grâce, non, prudence… Suivre tous les commandements, tous, tous…Oui, c’est vrai, mais cela vous paralyse aussi, cela vous fait oublier tant de grâces reçues, cela efface la mémoire et vous enlève tout espoir, parce que ça vous empêche d’aller de l’avant. Et la réalité du chrétien, de ce type de chrétien [NB : le froussard qui essayent de respecter les commandements ?], c’est celle de cet homme qui marche dans la rue et qui, face à une pluie inattendue, voit ses vêtements trempés et leurs tissus qui rétrécissent. (???) Esprits étroits… C’est de la pusillanimité: c’est un péché contre la mémoire, le courage, la patience et l’espoir.
Puisse le Seigneur nous faire croitre dans la mémoire, nous faire croitre dans l’espoir et nous donner courage et patience et nous libérer de la pusillanimité et de la peur de tout. »
L’extrait en vidéo, ci-dessous :

« Ne pas prendre de risque, de grâce, non, prudence… »

>>> Et la prudence, la peur, l’étroitesse d’esprit, c’est très mal vu ! Il était donc urgent de prêcher contre ce travers détestable (qui nous empêche d’héberger plein de migrants musulmans pour leur laver les pieds…) Tant pis si la Prudence est la première (et la principale) des 4 vertus cardinales de la morale chrétienne (de toute façon, plus personne ne les enseigne depuis Vatican 2 : on ne vend plus que « l’Amour et la Joie », et on a jeté tout le reste aux orties). Tant pis pour Saint Thomas d’Aquin, qui considère que  « La Prudence est la vertu la plus nécessaire à la vie humaine » Et tant pis pour Saint Augustin qui dit que « la Prudence est l’amour qui sépare avec sagacité ce qui lui est utile de ce qui est nuisible. ».

>>>  2 rappels du Nouveau Testament  :

  1. « Un homme s’approcha, et dit à Jésus : Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle?  Il lui répondit: (…) Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandementsLesquels? lui dit-il. Et Jésus répondit: Tu ne tueras point; tu ne commettras point d’adultère; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; honore ton père et ta mère; et: tu aimeras ton prochain comme toi-même.  Le jeune homme lui dit: J’ai observé toutes ces choses; que me manque-t-il encore?  Jésus lui dit: Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. »  (Mat.19-16)
  2. « (…) « Maître, quel est le plus grand commandement de la loi? » Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. » (Mat 22-36)

>>> Donc Jésus énumère tous les commandements à respecter, puis énonce les deux principaux qui sont à l’origine tous les autres. Bergolio lui, dit: « Ouaiiis mais bon, vouloir observer tous les commandements, ça paralyse, ça enlève tout espoir, ça empêche d’aller de l’avant, et c’est pour des esprits étroits ! »

Le pape François avait déjà expliqué en 2013 que les commandements, c’était plutôt   une sorte de « code éthique » , des conseils maternels, des recommandations pour la construction d’une société juste…

Il me semble qu’un Dieu surnommé « Le Verbe » doit avoir assez de vocabulaire pour exprimer clairement sa pensée. Or il n’a pas donné aux hommes des « conseils » , des « règles de vie » , ni des « suggestions d’éthique citoyenne pour un monde plus juste » , mais des « commandements » .

Oui je sais, c’est quasi-faciste comme terme, mais il du coup il serait peut-être plus prudent d’essayer de les suivre de son mieux… juste au cas où les nombreuses fois où Jésus répète de « garder ses commandements«  ne soient pas que de simples suggestions :

Jean 14:21
Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui.

Jean 14:15 « Si vous m’aimez, gardez mes commandements. »

Jean 14:23
Jésus lui répondit: Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui.

Jean 15:10
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour.

 Jean 2:3
Si nous gardons ses commandements, par là nous savons que nous l’avons connu.

Jean 5:3
Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles.

Jean 1:6
Et l’amour consiste à marcher selon ses commandements. C’est là le commandement dans lequel vous devez marcher, comme vous l’avez appris dès le commencement.

 

 

 

Saint Superman, priez pour nous…

Humberto Alvarez est un prêtre qui officie dans l’église de Satillo au Mexique et qui, chaque dimanche matin, propose une « messe des enfants » dans la thématique « super héro » où il revêt une aube décorée à l’effigie de Superman et Batman…

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Mieux, il bénit ses ouailles avec un pistolet à eau rempli d’eau bénite. source

pretre-messe-super-hero-2pretre-messe-super-hero-7pretre-messe-super-hero-11… En tant que féministe vigilante, je trouve ça totalement discriminatoire, puisque cette thématique « super héros » ne s’adresse qu’aux petits garçons. Réclamons sans tarder des messes « Princesses Disney »  pour les filles, avec le gant magique de la « Reine de Neige » pour projeter l’eau bénite.

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Tant qu’à être un prêtre moderniste bien dans son époque, il va falloir aussi respecter l’égalité des sexes, hein. (ou bien faire des messes « Pokemon » avec des personnages non-genrés). Enjoy.

https://i2.wp.com/www.fourviere.org/wp-content/uploads/2014/07/Chasuble-brod%C3%A9e-02-dos.jpg

chasuble d'évêque, Trésor de la cathédrale

Sainte Faustine et la Miséricorde…

Il n’aura échappé à personne que cette année a été placée sous le signe du  « Jubilé de la Miséricorde » décrété par le Pape François, dont le logo moche est affiché à l’entrée de toutes les églises.

jubileEt simultanément, on placarde à proximité l’image du « Jésus Miséricordieux » au double rayon laser rouge et blanc, tableau réalisé à la demande de Sainte Faustine d’après une des visions qu’elle aurait eu.

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Béatifiée en 1993 par Jean Paul II, Soeur Faustine Kowalska, une religieuse polonaise, est en effet à l’origine de cette dévotion récente à la « Divine Miséricorde » (en plus du tableau ci-dessus à vénérer comme icône, c’est à elle que l’on doit entre autre le “Chapelet à la Miséricorde Divine”, la “Neuvaine à la Miséricorde Divine”, ainsi que la “Fête de la Divine Miséricorde” instituée en 2000 par Jean-Paul 2…)

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Pour info, voici le jugement qui avait été rendu par le Saint-Office sur l’affaire la soeur Faustine Kowalska en 1959, AVANT Vatican 2 :

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Notification de la Suprême Sacrée
Congrégation du Saint-Office :

« Qu’il soit rendu public que la Suprême Sacrée Congrégation du Saint-Office, après avoir examiné les prétendues visions et révélations de Sœur Faustine Kowalska, de l’institut de Notre-Dame de la Miséricorde, décédée en 1938 près de Cracovie, a décidé ce qui suit :

  1. Il faut interdire la diffusion des images et des écrits qui présentent la dévotion à la Divine Miséricorde dans la forme proposée par ladite Sœur Faustine ;
  2. Il est requis de la prudence des évêques de devoir faire disparaître lesdites images qui ont éventuellement déjà été exposées au culte. »
Du palais du Saint-Office, le 6 mars 1959
Ugo O’Flaherty, Notaire
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Ajoutons au passage que les écrits de Soeur Faustine avaient même été mis à l’index des livres interdits (voir ici pour le détail)  …Voici maintenant jugement révisé en 1978, APRES Vatican 2 :
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Notification de la Sacrée
Congrégation pour la Doctrine de la Foi

De divers endroits, spécialement de Pologne, ainsi que de la part de diverses autorités ecclésiastiques, il a été demandé si les interdictions contenues dans la « NOTIFICATION » de la Sacrée Congrégation du Saint-Office, publiée dans les Actes du Saint-Siège de l’année 1959, P. 271, concernant la dévotion à la Divine Miséricorde dans la forme proposée par Sœur Faustine Kowalska, devaient être considérées comme toujours en vigueur.Cette Sacrée Congrégation, vu les nombreux documents originaux qui n’étaient pas connus en 1959, tenant compte du profond changement intervenu dans les circonstances et de l’avis de beaucoup d’Évêques polonais, déclare que les prohibitions contenues dans la dite « NOTIFICATION » n’obligent plus.

Du Siège de la Sacrée Congrégation, le 15 avril 1978.
Franjo Card. Seper, Préfet
Fr. Jérôme Hamer, O.P.,
Archevêque titulaire de Lorium, Secrétaire source
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Il s’agit donc d’un renversement total après une condamnation catégorique, ouvrant la voie à une pratique dévotionnelle mondiale en l’honneur de la Divine Miséricorde, d’après les écrits de Faustine Kowalska.
… Au fait, en quel honneur ce « Jubilé de la Miséricorde » ?  C’est tout simplement pour fêter le cinquantième anniversaire du concile Vatican 2.
(c’est sûr qu’avec un nombre d’ordinations de prêtres divisé par deux ces 20 dernières années en France, il y a vraiment de quoi jubiler…)

L’archevêque de Cologne

L’archevêque de Cologne, Rainer Woelki, nommé par le pape François, est un opposant radicalisé à tous ceux qui mettent en garde contre l’islam. C’était déjà lui qui il avait fait fermer et éteindre toutes les lumières de la cathédrale de Cologne pour protester contre les manifestants du mouvement PEGIDA. source

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Il s’en est pris ensuite à l’AFD, dont les dirigeants avaient déclaré que l’islam n’était pas compatible avec la Constitution et qu’il fallait interdire les minarets. L’archevêque répond :

« Quiconque dit oui aux clochers doit aussi dire oui aux minarets. »

 

Bien évidemment il soutient la politique migratoire de Merkel. Sa dernière trouvaille en date ? Le 26 Mai dernier, il a célébré la messe de la Fête-Dieu sur une barque de migrants qu’il a racheté et placé sur le parvis de sa cathédrale, afin de s’en servir comme d’un autel pour la messe. (lors de cette fête catholique, on commémore la présence du Christ dans le sacrement de l’Eucharistie : en le plaçant dans la barque ,il délivre le message « Jésus Christ est un migrant »…)

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Maintenant, je vais me livrer à une basse attaque personnelle… je vais mettre des photos de l’archevêque en question (ou rediriger vers Google Image) :

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Je sais qu’on ne doit pas juger l’apparence physique hein, mais moi quand je regarde ce visage, j’y vois moins un prêtre qu’un genre de croisement flippant entre un sociologue de Libération et un porte-parole de la Commission Européenne….

 

 

« Notre charge apostolique »

Afficher l'image d'origine« Le Sillon » fut un mouvement idéologique fondé par Marc Sangnier en 1894, visant à réconcilier le catholicisme avec les ouvriers, en leur offrant une alternative aux mouvements de gauche anticléricale et matérialiste.  ( = « catholicisme social » = début du modernisme, œcuménisme, laïcité, humanisme à la con, internationalisme, , etc… bref tout le programme Vatican II )

Malgré son succès, Le Sillon finit par être condamné en 1910 par le pape Pie X, qui se fendit  d’une encyclique pour réfuter l’idéologie de ce mouvement moderniste et réclamer sa dissolution au motif qu’il n’était « plus catholique » . On lira donc ça en repensant bien fort à l’Église actuelle, et on appréciera…

(bien sûr, c’est mieux de lire l’encyclique en entier, mais comme elle est vraiment très longue, je vais être sympa et ne garder ci-dessous que quelques morceaux choisis…)

*** Notre charge apostolique ***

[ Dans la première partie, Pie X rappelle  les théories sociales du Sillon : du bon gros socialisme qui tâche, à base « dignité humaine » mal comprise engendrant jalousie et lutte des classes ; humanitarisme et fraternité basés sur l’amour du « Bien Commun « (valeur utopique supposées primer sur les égoïsmes personnels…) ; aspirations universalistes… ]

« (…)  Ce rapide exposé, vénérables Frères, vous montre déjà clairement combien Nous avions raison de dire que le Sillon bâtit sa cité sur une théorie contraire à la vérité catholique et qu’il fausse les notions essentielles et fondamentales qui règlent les rapports sociaux dans toute société humaine.(…)

Le Sillon qui enseigne de pareilles doctrines et les met en pratique dans sa vie intérieure, sème donc parmi votre jeunesse catholique des notions erronées et funestes sur l’autorité, la liberté et l’obéissance.(…) Il en est de même de la notion de fraternité, dont ils mettent la base dans l’amour des intérêts communs, ou, par delà toutes les philosophies et toutes les religions, dans la simple notion d’humanité, englobant ainsi dans le même amour et une égale tolérance tous les hommes avec toutes leurs misères, aussi bien intellectuelles et morales que physiques et temporelles. Or, la doctrine catholique nous enseigne que le premier devoir de la charité n’est pas dans la tolérance des convictions erronées, quelques sincères qu’elles soient, ni dans l’indifférence théorique ou pratique pour l’erreur ou le vice où nous voyons plongés nos frères, mais dans le zèle pour leur amélioration intellectuelle et morale, non moins que pour leur bien-être matériel.

(…) En séparant la fraternité de la charité chrétienne ainsi entendue, la démocratie, loin d’être un progrès, constituerait un recul désastreux pour la civilisation. 

(…)

Il fut un temps où le Sillon, comme tel était formellement catholique. En fait de force morale, il n’en connaissait qu’une, la force catholique, et il allait proclamant que la démocratie serait catholique ou qu’elle ne serait pas. Un moment vint où il se ravisa. Il laissa à chacun sa religion ou sa philosophie. Il cessa lui-même de se qualifier de  » catholique  » et, à la formule  » La démocratie sera catholique « , il substitua cette autre  » La démocratie ne sera pas anticatholique « , pas plus d’ailleurs qu’anti-juive ou anti-bouddhiste. Ce fut l’époque du « plus grand Sillon ». On appela à la construction de la cité future tous les ouvriers de toutes les religions et de toutes les sectes. On ne leur demanda que d’embrasser le même idéal social, de respecter toutes les croyances et d’apporter un certain appoint de forces morales. (…) Et tous les groupements nouveaux, devenus en apparence autonomes : catholiques, protestants, libres-penseurs, sont priés de se mettre à l’œuvre.  » (…)

Ceci dit, que faut-il penser de la promiscuité où se trouveront engagés les jeunes catholiques avec des hétérodoxes et des incroyants de toute sorte dans une œuvre de cette nature ? N’est-elle pas mille fois plus dangereuse pour eux qu’une association neutre ?(…)

Que faut-il penser de ce respect de toutes les erreurs et de l’invitation étrange, faite par un catholique à tous les dissidents, de fortifier leurs convictions par l’étude et d’en faire des sources toujours plus abondantes de forces nouvelles ?  (…)

Condamnation du Sillon :

Oui, hélas ! l’équivoque est brisée ; l’action sociale du Sillon N’EST PLUS CATHOLIQUE ;

(…) Mais, plus étranges encore, effrayantes et attristantes à la fois, sont l’audace et la légèreté d’esprit d’hommes qui se disent catholiques, qui rêvent de refondre la société dans de pareilles conditions et d’établir sur terre, par-dessus l’Église catholique «  le règne de la justice et de l’amour « , avec des ouvriers venus de toute part, de toutes religions ou sans religion, avec ou sans croyances, pourvu qu’ils oublient ce qui les divise : leurs convictions religieuses et philosophiques, et qu’ils mettent en commun ce qui les unit : un généreux idéalisme et des forces morales prises « où ils peuvent « .

Quand on songe à tout ce qu’il a fallu de forces, de science, de vertus surnaturelles pour établir la cité chrétienne, et les souffrances de millions de martyrs, et les lumières des Pères et des Docteurs de l’Église, et le dévouement de tous les héros de la charité, et une puissante hiérarchie née du ciel, et des fleuves de grâce divine, et le tout édifié, relié, compénétré par la Vie de Jésus-Christ, la Sagesse de Dieu, le Verbe fait homme ; quand on songe à tout cela, on est effrayé de voir de nouveaux apôtres s’acharner à faire mieux avec la mise en commun d’un vague idéalisme et de vertus civiques. Que vont-ils produire ? Qu’est-ce qui va sortir de cette collaboration ?

Une construction purement verbale et chimérique, où l’on verra miroiter pêle-mêle et dans une confusion séduisante les mots de liberté, de justice, de fraternité et d’amour, d’égalité et d’exaltation humaine, le tout basé sur une dignité humaine mal comprise. Ce sera une agitation tumultueuse, stérile pour le but proposé et qui profitera aux remueurs de masses moins utopistes. Oui, vraiment, on peut dire que le Sillon convoie le socialisme, l’œil fixé sur une chimère.

Nous craignons qu’il n’y ait encore pire. Le résultat de cette promiscuité en travail, le bénéficiaire de cette action sociale cosmopolite ne peut être qu’une démocratie qui ne sera ni catholique, ni protestante, ni juive ; une religion (car le sillonnisme, les chefs l’ont dit, est une religion) plus universelle que l’Église catholique, réunissant tous les hommes devenus enfin frères et camarades dans  » le règne de Dieu « .-  » On ne travaille pas pour l’Église, on travaille pour l’humanité « .

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Et maintenant, pénétré de la plus vive tristesse, Nous Nous demandons, vénérables Frères, ce qu’est devenu le catholicisme du Sillon. Hélas, lui qui donnait autrefois de si belles espérances, ce fleuve limpide et impétueux a été capté dans sa marche par les ennemis modernes de l’Église et ne forme plus dorénavant qu’un misérable affluent du grand mouvement d’apostasie organisé, dans tous les pays, pour l’établissement d’une Église universelle qui n’aura ni dogmes, ni hiérarchie, ni règle pour l’esprit, ni frein pour les passions (…)

Nous ne connaissons que trop les sombres officines où l’on élabore ces doctrines délétères qui ne devraient pas séduire des esprits clairvoyants.  (…).

Nous voulons attirer votre attention, Vénérables Frères, sur cette déformation de l’Évangile et du caractère sacré de Notre-Seigneur Jésus-Christ, pratiquée dans le  » Sillon  » et ailleurs. Dès que l’on aborde la question sociale, il est de mode, dans certains milieux, d’écarter d’abord la divinité de Jésus-Christ, et puis de ne parler que de sa souveraine mansuétude, de sa compassion pour toutes les misères humaines, de ses pressantes exhortations à l’amour du prochain et à la fraternité.

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Certes, Jésus nous a aimés d’un amour immense, infini, et il est venu sur terre souffrir et mourir pour que, réunis autour de lui dans la justice et l’amour, animés des mêmes sentiments de charité mutuelle, tous les hommes vivent dans la paix et le bonheur. Mais, à la réalisation de ce bonheur temporel et éternel, il a mis, avec une souveraine autorité, la condition que l’on fasse partie de son troupeau, que l’on accepte sa doctrine(…). Puis, si Jésus a été bon pour les égarés et les pécheurs, il n’a pas respecté leurs convictions erronées, quelque sincères qu’elles parussent ; il les a tous aimés pour les instruire, les convertir et les sauver. (…)  Il a été aussi fort que doux ; il a grondé, menacé, châtié, sachant et nous enseignant que souvent la crainte est le commencement de la sagesse et qu’il convient parfois de couper un membre pour sauver le corps. Enfin, il n’a pas annoncé pour la société future le règne d’une félicité idéale, d’où la souffrance serait bannie ; mais, par ses leçons et par ses exemples, il a tracé le chemin du bonheur possible sur terre et du bonheur parfait au ciel : la voie royale de la croix.

Ce sont là des enseignements qu’on aurait tort d’appliquer seulement à la vie individuelle en vue du salut éternel ; ce sont des enseignements éminemment sociaux, et ils nous montrent en Notre-Seigneur Jésus-Christ autre chose qu’un humanitarisme sans consistance et sans autorité.

(…) La question sociale sera bien près d’être résolue lorsque les uns et les autres, moins exigeants sur leurs droits mutuels, rempliront plus exactement leurs devoirs.

[ L’encyclique se termine sur les modalités de dissolution de l’organisation du Sillon]

Le pape Pie X,  le 25 août 1910 

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« Les nouvelles églises les plus belles du monde »…

La rubrique « Architecture religieuse & Progrès » nous est fournie aujourd’hui par Daoudal :

« Voici les nouvelles églises les plus belles du monde » : palmarès du VIe Prix international d’architecture sacrée de la Fondation Frère Soleil, créée en 1995 par le P. Costantino Ruggeri, qui a construit quant à lui une trentaine d’églises.

  • Premier prix: le bunker l’église de Jésus, à San Sebastian, par Rafael Moneo.

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  • Deuxième prix : le bungalow l’église de Ka Don au Vietnam, par Thu Huong Thi Vu .

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  • Troisième prix : le centre commercial  l’église de la Sainte Trinité à Leipzig, du cabinet Schulz und Schulz.

St Trinitatis.jpgAfficher l'image d'origine (on n’y trouve plus aucune statue, ni tableau, ni vitrail… comme ça, il n’y aura rien à casser, et elle sera facile à reconvertir en mosquée…)

St Trinitatis 2

 

Les moines de Tibhrine…

Je découvre sur le blog de Yves Daoudal un éclairage très intéressant sur les fameux moines de Tibhirine (les 7 moines égorgés en Algérie en 1996, dont l’histoire inspira le film « Des hommes et des Dieux« …).

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En préambule, on signaleraqu’il ya quelques jours,  « La Ville de Paris a débaptisé le square Saint-Ambroise (devant l’église du même nom) pour en faire le « jardin des moines de Tibhirine ». L’inauguration en a été faite ce matin par Anne Hidalgo en personne. Et cela avec l’aval chaleureux de la… paroisse Saint-Ambroise, où l’on ne se demande pas une seconde par quel miracle il peut y avoir un tel accord entre une paroisse catholique et une municipalité aussi anti-catholique. Mais c’est bien sûr qu’à la paroisse Saint-Ambroise on est tout autant philo-islamique qu’à la mairie de Paris et qu’à… Tibhirine, et donc qu’il convient de célébrer ensemble ces hommes qui « ont toujours promu la rencontre et la fraternité avec les musulmans ». source

Afficher l'image d'origineLa conférence de Yves Daoudal se base sur l’analyse des propos publiés par le Père de Chergé,  supérieur de la communauté de Tibhirine. Je n’en retranscris ici que quelques extraits, mais l’ensemble de l’analyse est excellente et mérite d’être lue en entier :

 

« La théologie du P. de Chergé est tout à fait étrange. Ce qui est sûr est que cet homme, dont on fait volontiers un saint et un martyr, n’était plus catholique. Et c’est ce que je vais vous montrer, en m’appuyant sur les textes mêmes qu’il a publiés. »

« Pour le P. de Chergé, les martyrs sont des intégristes : Puisqu’il est question de le béatifier comme martyr, commençons donc par là. Le P. de Chergé était réfractaire à la notion de martyre de la foi. Il n’aimait pas les actes des martyrs, il l’a dit à plusieurs reprises, parce qu’il trouvait que les martyrs confessaient leur foi avec « dureté » face à leurs juges, avec un exclusivisme de la foi qui confinait à ce qu’on appelle aujourd’hui de l’intégrisme, puisqu’ils disaient qu’ils avaient raison et que leurs juges avaient tort. (…) »

(…) « Mahomet vivait en un temps où les chrétiens étaient divisés en diverses sectes. Et, affirme-t-il, « la division des chrétiens ne permettait pas de trouver la religion de l’amour ». C’est se moquer du monde. Mahomet, selon la tradition musulmane, vivait trois siècles après les conciles de Nicée et de Constantinople, deux siècles après saint Augustin, saint Jean Chrysostome ou le pape saint Léon, il vivait en un temps où des moines d’une parfaite orthodoxie peuplaient les déserts de Palestine et d’Egypte, et c’était un temps où l’on ne pouvait pas trouver la religion de l’amour ? C’est vraiment se moquer du monde. »

« (…) Pour l’heure, si les chrétiens sont divisés, les musulmans quant à eux sont unis. (…) Les musulmans sont donc en avance sur les chrétiens, et c’est pourquoi nous devons nous mettre à leur école. Et si les musulmans ont cette unité, c’est parce qu’ils sont inspirés par l’amour divin. Là, on nage en plein surréalisme. Mais le P. de Chergé paraît convaincu de ce qu’il raconte. »

« (…) Quand il affirme que « la religion de l’Unique est la religion de l’Amour », c’est en se référant aux mystiques musulmans. Mais les mystiques musulmans ne sont en rien représentatifs de l’islam ; bien au contraire, ils ont toujours été persécutés, précisément parce qu’ils disaient que la religion de l’Unique est la religion de l’amour. Et lorsque le P. de Chergé parle des mystiques musulmans, il pense aux soufis avec lesquels il a constitué un groupe de prière, appelé « Ribat es-Salam« , le lien de la paix (6). Ce groupe constitué des moines de Tibhirine et de soufis de la région se réunissait tous les six mois, pour prier en commun et méditer sur un thème.

Les soufis en question étaient ceux de la tarîqa al-Alawiya, fondée par le cheikh al-Alawi (1869-1934). (…) Sa conception de la religion musulmane était également très large. Il n’en retenait que l’essentiel… Ce que j’appréciais particulièrement en lui était l’absence complète de tout prosélytisme. »

On est là très loin de l’islam réel. Les soufis, héritiers des sectes néo-platoniciennes, ne sont musulmans qu’en façade. Et tout particulièrement ceux de la tarîqa du cheikh al-Alawi. Cette tarîqa fut la première à s’installer en France, non pas dans les milieux maghrébins, mais dans les milieux intellectuels européens. Elle eut parmi ses premiers adeptes occidentaux Frithjof Schuon, le grand disciple de RENE GUENON. [NB : Ooh, tiens, notre copain ésotériste franc-maçon…] Car Guénon, devenu musulman en Egypte, était en contact épistolaire avec le cheikh al-Alawi.

Le cheikh actuel de la tarîqa al Alawiya est Khaled Bentounès. Voici ce qu’il écrivait, en juin dernier :

« Voilà 60 ans que s’est éteint au Caire, dans la discrétion et la simplicité, l’homme, René GUENON, dont l’œuvre continue jusqu’à nos jours d’alimenter la réflexion de nombreux hommes et femmes à travers l’Orient et l’Occident. (…) Rendons hommage à ce fils d’Occident défenseur véridique de la Tradition Universelle par sa plume autant que par son comportement et l’exemple d’une vie à la rigueur exemplaire. »

(…) La différence comme sacrement de l’unité… Il est donc clair que nous sommes loin de l’islam du Coran (…) [NB : et bien près de la mystique FM…]

« (…) Nous sommes dans un au-delà des religions. Ce que R.GUENON appelait la Tradition, la gnose, ou la métaphysique, et al-Alawi « la Doctrine ». Les religions exotériques sont différentes, elles sont inconciliables, il faut les dépasser pour trouver l’Unité, par la voie ésotérique de l’initiation. »

« La différence a été créée par Dieu, qui sait ce qu’il fait. Ensuite, en fait, le P. de Chergé dévie, en parlant non plus de la différence mais de la « diversité », de la « variété » de la création, et il cite maints versets du Coran qui montrent que la diversité est un « signe » divin… »

Ne craignant pas de s’enfoncer toujours davantage dans l’apostasie, le P. de Chergé développe d’autre part une analogie entre le Verbe (Jésus) et le Coran :(…) Autrement dit, le chrétien doit reconnaître que le Coran est une manifestation du Verbe, de même que le Christ est une manifestation du Verbe, l’une incarnée dans un Livre, l’autre dans une personne. Mais comme il s’agit du même Verbe, cela ne fait pas nombre, on est toujours dans l’unicité de Dieu… Dieu est un, les hommes doivent donc eux aussi être un, malgré leurs différences, ou plutôt par le « sacrement » de leurs différences.

« (…) Ailleurs, le P. de Chergé appelle le Coran le « Livre de vie » des musulmans. Et il écrit toujours Livre avec un L majuscule. Et l’on a vu qu’il appelle souvent Dieu « l’Unique », pour souligner qu’il a le même dieu que les musulmans, reléguant du même coup la Sainte Trinité au rayon des accessoires.

(…)  Le P. de Chergé dit encore qu’il faut «entrer dans un dessein plus vaste qui fait sauter les pauvres frontières de nos exclusives ». Ces pauvres frontières, ce sont les dogmes chrétiens. Le Christ vrai Dieu et vrai homme, c’est une pauvre frontière. L’incarnation, la rédemption, ce sont de pauvres frontières. Il faut faire sauter tout cela, afin d’entrer dans un dessein plus vaste. (…)

« Et comment s’y prendre autrement qu’en aimant dès maintenant, gratuitement, ceux qu’un dessein incompréhensible de Dieu prépare et sanctifie par la voie de l’islam, et en vivant avec eux le partage eucharistique de tout le quotidien ? » Le partage eucharistique de tout le quotidien. Car on fait sauter aussi, bien sûr, la « pauvre frontière » de l’eucharistie Corps et Sang du Christ. C’est tout le quotidien partagé avec les musulmans qui devient Eucharistie.

C’est pourquoi, à Tibhirine, la messe du vendredi, célébrée à l’heure de la prière musulmane, avait une importance particulière.

C’est pourquoi aussi une grande salle du monastère avait été transformée en MOSQUÉE, et une autre pièce en ÉCOLE CORANIQUE. « Ainsi, écrit le P. de Chergé, cloche et muezzin se correspondent ou se succèdent à l’intérieur du même enclos, et il est difficile de ne pas accueillir l’appel à la prière, d’où qu’il vienne, comme un rappel de  la communion qui prévaut au cœur de Celui vers qui nous nous tournons avec le même abandon. » Il est difficile surtout de ne pas voir un blasphème dans cette phrase, comme dans tant d’autres »

« Dans le même ordre d’idée, il disait aussi : « Pour entrer en vérité dans le dialogue, il nous faudra accepter, au nom du Christ, que l’islam ait quelque chose à nous dire de la part du Christ. » Eh bien non, nous n’acceptons pas que l’islam qui blasphème le Christ ait quelque chose à nous dire de la part du Christ. L’islam n’a évidemment rien à nous dire, non seulement de la part du Christ, mais tout simplement sur le Christ. »

« (…) En 1994, l’Aïd el-Kébir avait lieu le 21 mai, la veille de la Pentecôte. Le P. de Chergé expliqua à un jeune musulman que la Pentecôte était une grande fête chrétienne, comme l’Aïd el-Kébir. Et le jeune musulman lui demanda : « Alors, qu’est-ce que tu égorges ? »

Deux ans plus tard, jour pour jour, ce sont les moines qui étaient égorgés.

>>> A voir ici : la conférence de Douadal à lire en entier .